Angélique Hivert Mannequin David Page

7 juin 2021

Laetitia Helfer

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Se glisser dans la peau d’une mannequin, c’est possible ! Découvrez le témoignage d’Angélique Hivert et son parcours, mannequin professionnel depuis 15 ans.

Faire ses premiers pas dans le monde du mannequinat, oui mais comment ?

Angélique Hivert a commencé à s’intéresser au mannequinat très jeune, à l’âge de 13 ans. Elle s’est donc inscrite à un premier concours de mannequin organisé dans une boutique de vêtement. A 16 ans, elle est repérée dans les rues de Paris par une autre agence de mannequin. Mais c’était compliqué pour elle à cette âge de venir s’installer seule à Paris pour exercer la profession de mannequin sans même avoir terminé les études.

C’est à partir de l’âge de 18 ans qu’Angélique Hivert commence à travailler en tant que mannequin et peu à peu à temps plein. Le premier job qu’elle a décroché était une séance photo pour le catalogue de robes de mariée Eglantine Création.

Ensuite, ce sont enchaînées d’autres jobs, notamment un défilé pour Armor lux ou encore des rencontres qui lui ont permis d’avoir un rendez-vous avec l’agence Angels et Demons. Sa bookeuse lui a appris à marcher, l’a conseillé afin d’améliorer son book et a réalisé ses polaroids (photos sans maquillage que l’on envoi aux clients). Elle lui a donc expliqué tout ce qu’elle devait savoir sur ce milieu. Les castings se sont enchaînés.

Quelles motivations pour faire ce métier ?

Quelques personnes de son entourage ont poussé Angélique Hivert à se lancer dans ce milieu. Grande, mince et jolie, elle avait tous les éléments en main. Grâce aux émissions à la télévision sur les mannequins, elle a eu envie de se lancer. C’est pourquoi elle a décidé d’emménager à Paris à cette période. Découvrir le monde de la mode, voyager, faire des rencontres, vaincre sa timidité, se dépasser. Voilà ce qui intriguait Angélique.

Intégrer ce milieu est-il difficile ? Comment y faire face ?

« Il n’a pas été facile d’intégrer ce milieu car j’étais timide et je ne connaissais pas grand-chose à la mode. Vivre à Paris et se débrouiller seule du jour au lendemain a été plutôt compliqué. » 

Intégrer le monde de la mode ne semble pas facile. Selon Angélique Hivert, il faut aussi faire face à certaines demandes incessantes d’agences, comme perdre du poids par exemple. Si l’on n’a pas les mensurations parfaites demandées par les agences, cela peut être compliqué ou il faut arriver à s’imposer.

Angélique Hivert David Page
Photographe : David Page

« Pour être mannequin il ne suffit pas d’être. Il faut travailler et savoir défiler avec aisance. Prétendre que l’exercice est naturel et facile, le tout avec prestance et allure. Avoir du charme, une personnalité. Bref, un truc en plus. »

C’est une des raisons qui a poussé cette mannequin à prendre des cours de théâtre. Vaincre sa timidité et gagner en confiance en soi.

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Photographe : Patrick Kuchno

Des expériences gravées à jamais ?

« Si je devais me souvenir d’un moment en particulier, je choisirais le défilé de Elie Saab au Liban. J’ai eu l’honneur de rencontrer ce créateur et sa famille. Ce sont des personnes d’une gentillesse incroyable. Accueillants et très chaleureux. J’avais beaucoup de chance. »

D’après ces quelques mots, on comprend vite que ce défilé a véritablement marqué la carrière de mannequin d’Angélique Hivert.

Elle a également pu travailler en tant que doublure lumière avec Charlize Theron sur le tournage de Dior au Château de Versailles.

 

Et le mannequinat à l’étranger dans tout ça ?

Angélique Hivert a également exercé la profession de mannequin à l’étranger : New York avec l’agence Major, Athènes avec l’agence Fashion Cult et Milan avec l’agence Boom.

A chaque fois, elle se rendait à l’étranger pour un placement de 3 mois. Elle était hébergée dans un appartement avec d’autres mannequins.

«  A New York, nous étions 15 dans l’appartement et on s’entendait vraiment bien. On se rendait aux castings ensemble, on visitait New York pendant nos moments de repos et on allait courir dans Central Park. C’était vraiment chouette ! J’ai adoré rencontrer des personnes venant du monde entier, découvrir leurs façons de vivre, de penser et échanger sur nos cultures respectives. »

Des conseils pour les futures mannequins ? 

Selon Angélique Hivert, il y a une multitude de conseils à donner.

Premièrement, il ne faut pas prendre à cœur les réflexions des directeurs de castings, des bookeurs ou des créateurs. Il s’agit du travail et ce n’est en rien personnel.

Deuxièmement, il faut s’amuser et prendre soin de soi, tout en ayant une bonne hygiène de vie. Rester humble, persévérante et patiente. Ne pas être pudique.

Enfin, il faut avoir d’autres projets à côté car ce métier est éphémère et instable. Le mannequinat est une profession qui donne une certaine notoriété mais ne dure pas longtemps. Il est indispensable de prévoir l’avenir !

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Photographe : Patrick Kuchno, pour Maison Gérard Laurent

Mannequinat, métier à « paillette » seulement ?

Le métier de mannequin est souvent vu comme un métier facile. Or, selon Angélique, le métier de mannequin n’est pas du tout facile. Il y a de nombreuses critiques physiques à endurer : « trop jeune, trop vieille, trop maigre, trop grosse, pas assez de poitrine, trop de poitrine, trop bronzé, trop blanche, … »

« Je pense que pour faire ce métier il faut être soutenue par son entourage et avoir un mental d’acier. La concurrence entre les filles est réelle, et cette compétition constante peut rendre les choses difficiles. Le stress de monter sur scène, de tomber, d’être ridicule. Tout cela induit une réelle pression psychologique qu’il faut apprendre à gérer. »

En plus de cela, il faut aussi savoir gérer la douleur de manière générale, comme la douleur aux pieds à cause des talons ou le mal de dos par exemple. Enfin, supporter le froid car lors des shootings et défilés, les tenues peuvent être légères, peu importe la température et le mauvais temps. Être mannequin, ce n’est donc pas seulement marcher  sur un podium, se changer et se faire chouchouter par les coiffeurs et maquilleurs.

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Photographe : Patrick Kuchno, pour Maison Gérard Laurent

Un lourd passé pour le mannequinat ?

Il serait faux de dire que le monde du mannequinat a toujours été bien vu. Drogue, anorexie, la liste est longue. Derrière les paillettes dans les yeux se cachent beaucoup d’illusions mais aussi des préjugés et des réflexions déplacées selon Angélique.

« C’est un métier particulier qui soulève pas mal de questions, suscite l’émerveillement et pour beaucoup, fait rêver. »

A ses débuts, Angélique était fière de dire qu’elle était mannequin. Aujourd’hui, elle évite subtilement de le mentionner lors de nouvelles rencontres. Si la personne insiste, elle décrit son métier mais différemment de ce que l’on pourrait croire et de tous les préjugés qui s’y raccrochent.

Le petit mot de la fin

Aujourd’hui, Angélique continue de faire du mannequinat et en parallèle, elle a ouvert son cabinet d’hypnothérapie. Elle profite de la période actuelle du Covid pour installer son cabinet car il y a moins de travail qu’auparavant dans le mannequinat.

Elle a décidé de se lancer dans ce nouveau challenge car elle-même cherchait des solutions pour être plus performante dans ses apprentissages, dans son activité sportive ou encore dans la perte de poids. C’est la raison pour laquelle elle s’est intéressée à l’hypnose.

Enfin, elle avait aussi l’envie d’accompagner des gens dans leur bien-être, dans leurs atteintes d’objectifs et dans la réussite de ce qu’ils entreprenaient. Débloquer les blocages. Voici ce qui l’a poussé à ouvrir son propre cabinet d’hypnothérapie.

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Photographe : Robillard T.

Photographes photo de couverture : David Page et Bruno Estatoff

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Laetitia Helfer

Rédactrice spécialisée dans les thèmes mode, beauté et éco-responsabilité.